Persona

Le terme de persona a été repris par CG. Jung pour désigner le masque social que nous portons dans nos rapports sociaux. Selon lui, ce masque est prédéfini socialement. Ces modèles de personnages sont différents selon le milieux, l’idéologie ambiante et la culture. Notre société a, par exemple, développé celui de la « working girl » ou du chef d’entreprise occupé, du père ou de la mère de famille, pour ne citer que les plus conventionnels. Nos arrières grands-parents avaient d’autres modèles.  Mais tous correspondent à un archétype, car même si leur apparence diffère, ils renvoient à des structures psychiques profondes.

Il arrive que nous confondions, par facilité ou habitude, notre moi et notre persona, ce qui a pour effet de ne plus tenir compte de nos émotions. Pour cette raison, Donald W. Winnicott a fait de la persona un concept : celui du « faux self ».

De nombreuses productions artistiques ont repris ce thème de la perte d’identité au profit du rôle social.

En Psychanalyse Active, nous avons repris de cette définition la notion de rôle social. Il s’agit de la part de notre personnalité qui est constituée de ce que nous souhaitons montrer aux autres.

La persona se met en place dès notre entrée à l’école primaire où elle est à l’état embryonnaire, pour se développer jusqu’à l’âge adulte.

Ce masque comportemental vise à nous faire paraître tel que nous voudrions être. Il est destiné à nous conforter dans notre évolution. A faire correspondre notre identité personnelle à un modèle représentatif de cette période d’adolescence (idoles, icônes de mode, musicien ou acteur célèbre, intellectuel connu, etc.). D’où l’importance des « idoles » et des héros (de films, BD, romans, etc.) auxquels nous nous identifions dans cette période de notre construction psychique où le besoin d’appartenance à un groupe est au premier plan, consciemment ou non. En effet, se joue dans ces groupes, la préparation à la vie d’adulte. En ce sens où nous commençons à nous trouver une place. Sur le plan dynamique, ce phénomène fonctionne comme une projection du Moi sur une image qui nous séduit. Cette projection n’est pas toujours consciente. Lorsqu’elle ne l’est pas, nous sommes plus exposés à une confusion entre le Moi et la persona.

Ainsi, nous serons plus ou moins réceptif à la pression sociale, selon la manière dont  cette phase  de construction psychique s’est déroulée. Mais également, selon notre culture (certaines y accordent plus d’importance que d’autres).

Développer notre persona est une phase indispensable de notre évolution psychique et personnelle, car sans elle, nous ne saurions pas vivre avec les autres, mais elle ne constitue pas une fin en soi. En effet, notre personnalité connaît une évolution ultérieure qui est celle de la matrice personnelle où l’on développe le Soi.

Pour aller plus loin :

 

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