Sur-Moi

Le Sur-Moi a été désigné ainsi par S. Freud dans sa deuxième théorie de l’appareil psychique, pour figurer le siège du mécanisme de renoncement aux pulsions du Ça. Il est constitué par l’intériorisation de l’autorité de nos parents ou de ceux qui nous ont élevés ou ont incarné cette autorité pour nous. Il intègre l’interdit de l’inceste, les lois et les normes sociales.

Logiquement, il se construit à partir du conflit Oedipien dont il est l’expression du dépassement. En effet, sans intégration de ces lois (interdit de l’inceste notamment), vous restez dans le principe de plaisir et ne pouvez vous adapter à la vie en société.

Votre Sur-Moi est donc constitué des règles que vous avez intégré de vos figures d’autorité de l’enfance. Si elles étaient trop rigides ou trop laxiste, vous pouvez rencontrer des difficultés à vous adapter, car mal équipé pour être en mesure de différer la satisfaction immédiate de vos pulsions. Une forme d’incapacité à résister à la moindre frustration.

Le Sur-Moi est, tout comme le Moi, partiellement conscient. Une grande partie échappe cependant à notre conscience. Mais c’est un peu comme pour les battements de notre coeur et notre respiration. Ils se font sans que nous en ayons conscience mais nous pouvons les contrôler dans une certaine mesure. La connaissance de notre inconscient ne nous permet pas de le contrôler mais de mieux orienter nos actions et de comprendre nos mécanismes de fonctionnement, de défense.

Ceci ne répond pas, bien entendu, à la question d’une société abusive ou injuste, comme une généralisation à un groupe d’une personnalité abusive et irrespectueuse. C’est une autre question qui relève d’autres domaines de recherche.

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